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Comment dynamiser le marché obligataire dans la zone CEMAC? 4949 fois consulté  |  11 réactions  


     Réaction du 07/07/2010 à 11h37 : André SOHAING TAYOU
A mon avis, l'assainissement de l'environnement des affaires dans nos pays est un préalable à tout. Pour cela, j'interpelle les pouvoirs publics et les acteurs qui interviennent dans la sécurisation de l'information financière j'entends par là les ordres nationaux des experts comptables. L'assainissement passe également par la fin de l'impunité et une répression de la corruption dans nos pays respectifs. C'est le minimum requis pour le développement du marché financier en Afrique centrale.
     Réaction du 23/05/2009 à 12h01 : Léandre Ludovic LOUSSOU
A mon sens, trois analyses peuvent enrichir l'éfficacité du marché obligataire dans la zone CEMAC. La dynamique d'un marché obligataire efficace suppose en effet un appel public à l'épargne s'adressant à des ménages potentiels à peu ou forte épargne et à des investisseurs institutionnels. Or dans le contexte de nos pays africains,une très grande partie de l'épargne des ménages est quasiment absente des circuits financiers du fait d'un secteur bancaire exigu et aux pratiques encore assez rigides paralysant ainsi l'effiscience du marché obligataire.
1/ Il faut donc dans un premier temps dynamiser le secteur bancaire :
-que les réseaux bancaires rendent accessible l'ouverture des comptes bancaires à tous quelque soit le montant du dépôt initial et de la situation économique de l'individu. Cela emmenera les banques à éliminer les critères discriminant et à capter ainsi une véritable épargne bancaire non néligeable.
- la seconde étape conduira les banques à proposer aux clients (ménages & particuliers) l'ouverture des comptes titres et comptes PEA (Plan Epargne Ations), des produits d'assurance-vie, des mandats de gestion d'OPCVM etc..., afin que ces derniers puissent eux-mêmes intervenir et animer le marché obligataire. Tous ces outils et produits financiers constituent une grosse enveloppe bancaire en matière d'épargne financière que les banques africaines notamment celles de la CEMAC ont intérêt à développer.
2/ La deuxième analyse à explorer vise essentiellement les entreprises désireuses de se financer via l'emprunt obligataire.
L'emprunt obligataire suppose l'émission des titres obligataires sur un marché financier à l'endroit des potentiels souscripteurs de ces mêmes titres. Or une des conditions majeure pour une entreprise d'emettre de la dette est d'être préalablement introduite en bourse(surtout si elle fait apel public à l'épargne) et ensuite d'être évaluée par des agences de notations qui mesureront sa capacité à rembourser ou son degré d'exposition au risque de non remboursement. Or de nombreuses entreprises de la zone CEMAC ne sont quasiment pas introduites en bourse à l'exception de quelques unes...
Prenons l'exemple du marché obligataire Gabonais, à ma connaissance seul l'Etat gabonais a émis un emprunt obligataire depuis le lancement des activités de la BVMAC et beaucoup d'entreprises gabonaises en besoin de financement ne peuvent intervenir sur ce marché car non seulement pas déjà cotées en bourse mais aussi parceque l'introduction en bourse obéit à des règles très strictes. Et un Etat à lui seul ne peut donc dynamsiser l'animation de son marché obligataire surtout en l'absence de potentiels souscripteurs qui peuvent souscrire à ces titres obligataires (ménages).
En outre, laTroisième voie à étudier est de renforcer et de dynamiser les tissus economiques locaux par la créations d'entités des investisseurs institutionnels locaux. Les compagnies d'assurances,les fonds de pensions et les hedgs funds installés dans les Etats de la CEMAC appartiennent à des grands groupes occidenaux. Et la realité est telle que ces investisseurs institutionnels occidentaux captent notre épargne et priviligient des placements vers des marchés financiers occidentaux à fort rendement auxquels ils sont eux mêmes souscripteurs. Ne soyons pas ignorant de ne pas comprendre que c'est d'autres entités qui viendrons d'abord dynamiser notre marché obligataire pendant que nous mêmes ne dynamisons pas nos économies, notre système bancaire et épargne financière et enfin notre marché obligataire.
La dernière analyse relève de la culture boursière et du développement des métiers de gérants de portefeuilles en valeurs mobilières.
Peu de nos concitoyens dans la zone CEMAC ne savent qu'est-ce que une part de SICAV? de FCP? ou tout simplement une part d'OPCVM. Un contrat d'assurance vie à titre d'exemple contient des supports d'investissements en sicav ou fcp qui sont eux-memes indéxés aux fluctuations des marchés financiers donc la bourse. De ce point de vue ,un particulier détenteur d'un contrat d'assurance vie aurait tout intérêt à s'intéteresser à l'actualité financière afin de savoir si son contrat d'assurance vie a réalisé des plus-values; investir sur un fonds à fort rendement; effectuer des opérations d'arbitrages etc.... Ces outils forcément poussent à la culture boursière à condition bien sûr que l'interessé soit titulaire d'un compte bancaire pour alimenter son épargne ( Prélèvement automatique, virement bancaire, cèques de banques ....)
Enfin, nous terminerons par les métiers de gérants(asset managers) en valeurs mobilières qui jouent et occupent une fonction front-office essentielle à l'animation du marché financier et obligataire. Ce métier de gérant de fonds n'est pas vraiment connu dans nos pays africains du fait de l'absence d'investisseurs institionnels d'envergure propre aux africains. Ces gérants appartiennent à des sociétes de gestion qui elles mêmes appartiennent à des grandes compagnies d'assurances occdentales et opèrent essentiellement sur des marchés obligataires occidentaux du fait du volume des échanges,des performances des fonds et la transparence de l'information financière. Je vous quitte sur cette note en espérant que mes analyses contrubueront à des pistes de reflexions aux équipes de la BVMAC.

Léandre Ludovic LOUSSOU
Etudiant 3ème cycle Finance d'entreprise à l'INSEEC PARIS
Analyste gestionnaire OPCVM Direction Financière chez
AXA FRANCE

     Réaction du 02/04/2009 à 21h45 : david serer
le marche financier n'est pas adapté au contexte africain surtout de la CEMAC c'est un monde ou l'information asymétrie est roi.
le meilleur moyen de financer serait le système bancaire en attendant de développer notre marché boursier car actuellement c'est un frein réel de la croissance économique même si à court terme il est trompeur
spécialiste en économie monétaire et bancaire
     Réaction du 02/04/2009 à 21h35 : david serer
la bvmac est un marché embryonnaire et il ne peut permettre la croissance compte tenu du contexte d'information asymetrique dans la cemac
     Réaction du 26/03/2009 à 20h36 : Brel Rolmen Diacques SADEM-MADZANDOU
Étudiant en 3e de Licence Pro en management option Finance. Très intéressé par le Marché financier depuis la classe de Terminale et j'y rêve de faire parti un jour de surcroit avec la chance d'avoir un marché propre a nous la BVMAC.
Pour mon mémoire de fin de cycle en Licence, j'aimerai parlé du rôle exact qui sera apporter par la BVMAC dans les pays membres, par exemple le Congo Brazzaville. Parce que le sujet que je compte aborder n'est autre que: Le Financement des Entreprises Congolaise par le Marché Financier régional: Cas de la BVMAC.
J'attends vos réponses.

NB: Je tiens aussi a vous informer que je suis la BVMAC de prés depuis sa création jusqu'à son lancement.
     Réaction du 05/03/2009 à 16h05 : Aimé Clotaire Magambou
Epargne intérieure et vulgarisation des réflexes financiers semblent être les traits communs aux commentaires de MM Londo Pango, Y. Bekalé et Mlle Ngono. Il importe avant tout de reconnaître la pertinence de ces différentes approches mais, me semble-t-il, la nécessité de se détacher de la simple vision technique s'impose. Ce sur quoi je veux attitrer l'attention intéresse en premier lieu les réalités économico-structurelles de la zone CEMAC. C'est déjà un pas que de penser aux investisseurs locaux ou à l'épargne intérieure. Mais existe-elle vraiment cette épargne intérieure? Les petits investisseurs peuvent-ils s'attendre à des rendements intéressants? enfin, a-t-on réellement pensé à situer la BVMAC dans un continuum bien délimité et maîtrisé? Il ne s'agit pas ici de faire un inventaire psychosocial des particularités économiques de la zone CEMAC, mais plutôt d'aborder la question de façon pragmatique et prospective.
S'agissant de l'épargne intérieure, il faut reconnaître qu'elle existe. Cependant, ne nous voilons pas la face, il est difficile de la mobiliser dans son intégralité. Les raisons sont évidentes. D'abord, on constate une très grande circulation d'espèces dans la zone CEMAC. L'explication à cela réside bien sûr dans les modes de règlements et les habitudes commerciales des populations. Mais à quoi doit-on cette grande circulation d’espèce? 1° il n'existe pas d'autres moyens de paiements ou ils sont rares, 2°les espèces détenues par les populations sont les seules disponibilités qu’elles peuvent affecter à leurs dépenses quotidiennes. On peut ainsi conclure avec un faible intervalle d’erreur, que la collecte de l’épargne n’est pas optimisée par le système bancaire CEMAC. De ce fait, la seule épargne disponible sur la BVMAC est celle émanant d’une faible minorité de cadres du privé et de quelques fonctionnaires fortunés. L’optimisation de la collecte de l’épargne est, qu’on se le dise, intimement liée à la structure économique de l’espace considéré. Or, la situation actuelle de l’espace CEMAC laisse envisager un certain nombre de risques émanant de cette structure économique. D’abord, l’état d’urbanisation de l’espace CEMAC ne permet pas d’optimiser la collecte de l’épargne. Ensuite, le faible nombre d’investisseurs privés, bien que disposant d’une épargne importante, laisse soupçonner un risque de spéculation dû à une déconnection des sphères réelles et financières en zone CEMAC, on peut toujours en discuter. Enfin, le nombre d’intermédiaires, notamment, des sociétés de gestion et la qualité des titres émis ne donnent pas prétexte à être optimiste sur les rendements à long terme que les investisseurs peuvent attendre sur la BVMAC. Bien sûr cette critique tient d’une vision extérieure qui ne maîtrise pas forcément les spécificités de la zone CEMAC déterminant l’évolution de la BVMAC. Mais c’est là encore la preuve qu’un effort de communication doive véritablement être fait, et pas seulement en direction des investisseurs locaux.
On l’a bien dit, les pratiques financières sont corollaires des traditions, des habitudes et du poids des institutions. A la question de savoir comment dynamiser le marché obligatoire de la CEMAC, il faut admettre que la réponse dépasse le seul cadre technique, c’est sur tout le système CEMAC qu’il faut orienter la réflexion.
     Réaction du 18/02/2009 à 14h30 : Lylianne NGONO
Je suis d’accord avec Charles Arthur
Pour moi, la dynamisation de marché obligataire de la CEMAC doit passer par une implication à la fois des pouvoirs publics et des populations. En effet, le marché obligataire doit être le lieu de préférence des Etats en quête de financement. Plutôt que de s’endetter auprès du FMI à des taux certes bonifiés, les Etats pourraient opter pour le financement par les titres obligataires dans le marché financier de la sous-région. Ainsi, les entreprises publiques en difficulté pourraient se refinancer par création des titres obligataires. Les obligations ont cet avantage là de ne pas faire des détenteurs des titres des propriétaires mais de simples créanciers (évidemment tant que ces obligations ne sont pas transformé en produits dérivés tels que les OBSA). La création des obligations fournira de l’argent aux entreprises publiques d’une part, mais obligera ces entreprises à une bonne gestion d’autre part du fait des exigences liées à la cotation en bourse.
De l’autre coté, il ne faut pas s’attendre à ce que les investisseurs viennent de l’extérieur, mais nous même devons en devenir. Pour cela, les sociétés d’assurance, les caisses de prévoyance sociale et les banques pourraient même sur pied des SICAV et des FCP dotés de spécialistes qui se chargeront de fructifier les fonds mis à leur disposition mais qui dorment. Actuellement je travaille à cet effet sur la possibilité de création d’une SICAV ou d’un FCP à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) du Cameroun qui je pense, pourra être un moyen de vulgarisation des activités de marché en amont comme en aval.

Email : Lylestan@yahoo.fr
     Réaction du 09/02/2009 à 19h09 : paul franck davy ngondzi ndéké
Je suis l'instauration de la BVMAC. En tant que banquier encore en fomation, je suis content de voir une structure de ce type qui peut aider les investisseurs à accroitre leur patrimoine en développant une croissance économique dans les pays de la CEMAC.
     Réaction du 05/02/2009 à 15h11 : Yvon BEKALE

L'option la plus fondamentale exige que deux facteurs se conjuguent en même temps; à savoir:

- Une arrivée visionnaire des professionnels des marchés dans le dispositif actuel.

Cette arrivée implique de facto une connaissance de la spécificité des rendements obligataires en zone CEMAC, laquelle connaissance est un argument en mesure de donner aux acteurs de l'intermédiation la possibilité de séduire les émetteurs et les investisseurs de façon à leur permettre de comprendre l'impérieux besoin de recourir aux possibilités obligataires. Rappelons justement que le rôle des intermédiaires est de mise dans l'itinéraire devant nous conduire à une profondeur optimale du marché obligataire, en ce sens que, leur capacité à provoquer l'envie des émetteurs et investisseurs tant locaux qu'extérieurs à choisir l'option obligataire est un aspect déterminant. Il est donc souhaitable que l'intermédiation en zone CEMAC soit d'abord une indétermination de marketing si elle veut voire s'accroître les possibilités d'arrangement. En somme les intermédiaires devront concilier leur "savoir faire à un certain faire savoir". Car, un problème de méconnaissance du marché financier et particulièrement de son compartiment obligataire encore unique, est rependu au sein des concernés.

- Une implication des masses populaires aux investissements financiers.

Il faut reconnaître en la souscription obligataire populaire son caractère incubateur de nouvelles envies de placement sûr, liquide et rentables. D'abord, ces nouvelles envies se traduisent par la positive obsession de voir grandir son volume de placement. Aussi, par tacite alternative de diversifier son portefeuille de valeurs avec un penchant pour les placements communs. On peut également énoncer la tonalité d'une participation populaire aux souscription. laquelle est de nature à taire les plaintes liées au manque de liquidité locale.

Yvon BEKALE:
Coordonnateur Général du Club Boursier de l'Afrique Centrale.
(CBAC)
     Réaction du 02/02/2009 à 18h29 : Ambaliou OLOUNLADE
salut.
je veux comprendre la notion d'épargne intérieure bien développé. merci de me repondre dans un bref délai.
     Réaction du 06/12/2008 à 19h44 : Charles-arthur Londo Pango
Le développement du secteur financier est un processus complexe qui dépend en grande partie de la tradition, de la politique et du cadre réglementaire. L'émergence d'un système financier actif, mu par le secteur privé ou public requiert la participation de nombreux acteurs aux compétences variées disposant d'important montants de capitaux d'origine intérieure principalement.
Ainsi, pour dynamiser le marché obligataire dans la Zone CEMAC; ont peut :

-Elargir les circuits financiers,entendons par la:
-L'accroissement du pourcentage d'épargnants;
-L'accroissement du nombres d'intermédiaires sur le
marché;En facilitant et en favorisant l'implantation de
nouveaux acteurs sur le marché financier de la CEMAC.
-Stimuler l'épargne intérieure:
Le capital se constitue dans le pays meme, dans la plupart des pays en développement, l'épargne intérieure finance entre 85 et 90 % de l'investissement intérieure brut, en Afrique sub-saharienne il faut estimer ce pourcentage entre 60 et 75 % .
Il faut encourager l'épargne intérieure pour soutenir ce processus de formation de capital,et la mobiliser, notamment sous forme de dépots auprès d'investisseurs aussi variés que les ménages,les sociétés et les pouvoirs publics.

-Elargir l'éventail des instruments financiers offrant diverses combinaisons de Risques/Rémunérations, surtout en placement collectif comme :
Les OPCVM Obligataires qui pourront proposer à leurs souscripteurs des placements tels que :
-Les obligations foncières;émisent par une société de crédit foncier pour refinancer des prets immobiliers;
-Les obligations convertibles;qui peuvent etre échangées contre des actions et permettre ainsi à l'obligataire de devenir actionnaire;
-Les obligations du Trésor public:émisent par le Trésor pour financer les besoins à terme de l'Etat;
-Les obligations étrangère:libellée dans une monnaie étrangère au pays de l'émetteur et émise dans le pays d'émission de cette monnaie par un syndicat bancaire du pays;
-Les obligations participante:dont l'interet ou le capital varie en fonction des bénéfices réalisés par la société.
Pour ce,il faudrait favoriser l'augmentation du nombre et du type d'institutions opérant sur le marché financier régional,mais tout en mettant en place un cadre propice au développement de ces sociétés,promouvoir un environnement sécurisant pour les épargnants,exiger des garanties fiables aux sociétés agrées et controler les prestations fournies par elles avant et après l'introduction en bourse.

Londo pango charles-arthur
Master Spécialisé:Banque-Finance-Assurance
ESLSCA;Paris
MBA Spécialisé:Gestion des Entreprises;Option:Management Financier.
ESG;Paris
Extrait :Thème de Mémoire: Marchés financiers et croissance économique; Impact des Bourses des Valeurs Mobilières de Libreville et d'Abidjan sur les économies des Pays Africains de la Zone Franc Cfa à long terme.

Assistant Gestionnaire de Portefeuille OPCVM Obligataire;
Rothschild & Cie Gestion.
Paris



 
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